Recours | expulsion locataire
- Injonction de payer
- Délivrance d’un commandement de payer par huissier
- Assignation devant le tribunal judiciaire
- Audience devant le juge des contentieux de la protection
- Jugement et résiliation du bail
- Délivrance d’un commandement de quitter les lieux
- Recours à la force publique (police, préfecture)
- Exécution avec titre exécutoire
ces 12 derniers mois.
Face à une situation de loyers impayés, le propriétaire (ou bailleur) doit impérativement engager une procédure d’expulsion encadrée par la loi (loi du 6 juillet 1989 et Code des procédures civiles d’exécution).
Cette procédure judiciaire implique plusieurs étapes obligatoires : mise en demeure, commandement de payer, saisine du tribunal judiciaire, puis exécution avec le concours éventuel de la force publique.
Nos services accompagnent les bailleurs à chaque étape du contentieux locatif : lettres de mise en demeure avec ou sans commissaire de justice, préparation complète du dossier, mobilisation d’avocats compétents, jusqu’à l’obtention de l’expulsion du locataire.
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Explications et questions fréquentes :
Pour quels motifs peut-on expulser un locataire ?
Plusieurs situations peuvent justifier l’expulsion d’un locataire :
Motif n° 1 – le loyer impayé, le cas le plus fréquent
Le défaut de paiement des loyers constitue le motif principal d’expulsion.
En effet, le locataire est tenu de « payer le loyer et les charges locatives récupérables aux termes convenus » (article 7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989).
En cas d’impayés, le bail peut être résilié, notamment par le jeu de la clause résolutoire (article 24 de la même loi).
À défaut de régularisation, une procédure d’expulsion peut être engagée. L’action en paiement des loyers est soumise à un délai de prescription de 3 ans (art. 7 de la loi du 6 juillet 1989).
Motif n° 2 – le défaut d’assurance habitation
Le locataire a l’obligation de s’assurer contre les risques locatifs (article 7 de la loi du 6 juillet 1989). En cas de défaut d’assurance, le bailleur peut :
- soit souscrire une assurance pour le compte du locataire (mécanisme issu de la loi ALUR) ;
- soit engager la résiliation du bail.
En pratique, les juges privilégient souvent la régularisation plutôt que l’expulsion immédiate, ce qui limite ce motif pris isolément.
Motif n° 3 – les manquements du locataire à ses obligations
D’autres comportements peuvent justifier la résiliation du bail, notamment :
- les dégradations du logement ;
- les troubles anormaux de voisinage ;
- ou encore le non-versement du dépôt de garantie.
Ces situations constituent des inexécutions contractuelles susceptibles d’entraîner l’expulsion, sous réserve de leur gravité.
Quel recours en cas d’expulsion ?
Le locataire qui a fait l’objet d’une décision d’expulsion peut faire appel du jugement, saisir la commission de surendettement, ou demander des délais au juge (articles L. 412-1 et suivants Code des procédures civiles d’exécution).
Est-il possible d’annuler une expulsion ?
En cas de vice de procédure (irrégularité de l’assignation, absence de commandement préalable) ou si la dette est apurée, il est possible de faire annuler une expulsion.
Quelles sont les conditions pour mettre un locataire dehors ?
Le locataire a des droits et il ne peut pas être mis dehors sans condition. Le propriétaire devra :
- Rapporter l’existence d’un motif légitime (ex. : loyers impayés) ;
- Respecter la procédure judiciaire (souvent longue et coûteuse) ;
- Obtenir une décision de justice ;
- Faire intervenir un commissaire de justice (appelé « huissier » auparavant).
Quel est le délai pour expulsion d’un locataire ?
En pratique, une expulsion prend entre 12 et 18 mois, en raison des délais légaux (2 mois après commandement, délais judiciaires, trêve hivernale). Néanmoins, aucun délai n’est fixé par la loi pour expulser un habitant.
Aussi, la période de la trêve hivernale (1er octobre au 31 mars) peut rallonger la procédure.
Combien coûte une procédure d’expulsion d’un locataire ?
Le coût d’une procédure d’expulsion est variable selon les cas (huissier, avocat, frais de justice). En moyenne cela peut aller jusqu’à plusieurs centaines à milliers d’euros selon la complexité.
À noter que les frais de procédure (frais irrépétibles et dépens) peuvent être imputés à la partie perdante, néanmoins, compte tenu du contexte de l’expulsion et des difficultés auxquelles peut faire face le locataire, le juge peut les laisser à la charge du bailleur.
Quand ne peut-on plus expulser un locataire ?
En principe, il est toujours possible d’expulser un locataire, sauf pendant la trêve hivernale (1er novembre au 31 mars), et sauf exception (squat, relogement assuré).
Qui sont les locataires non expulsables ?
Certains profils bénéficient d’une protection renforcée à raison de leur vulnérabilité, conformément à la loi ALUR de 2014 (personnes âgées, situation de handicap, absence de solution de relogement).
Quelles sont les étapes de la procédure d’expulsion locative ?
La procédure d’expulsion locative est longue, car elle impose de respecter de nombreuses étapes :
- Commandement de payer ;
- Assignation et audience ;
- Jugement + commandement de quitter les lieux ;
- Concours de la force publique pour faire sortir l’habitant qui ne s’exécute pas.
Est-ce qu’un propriétaire peut mettre dehors un locataire ?
Toute expulsion sans décision de justice est illégale et constitue une infraction pénale pénalisée par 3 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende (article 226-4-2 Code pénal).
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Quels recours pour expulser un locataire ?
La procédure d’expulsion locataire est longue (en moyenne 12 à 18 mois) et vise à concilier deux impératifs : la protection du locataire et le droit de propriété du bailleur. Le juge apprécie la situation globale (dette, bonne foi, situation sociale) et peut accorder des délais de paiement ou suspendre la procédure.
Le recours expulsion locataire repose sur une succession d’actes juridiques encadrés.
1. Le commandement de payer
La procédure débute par un commandement de payer délivré par commissaire de justice (anciennement huissier).
Cet acte détaille la dette locative (loyers, charges, aides perçues) et fait courir un délai légal de 2 mois permettant au locataire de régulariser sa situation (article 24 de la loi du 6 juillet 1989).
Si la dette est réglée dans ce délai, la procédure s’arrête. À défaut, elle se poursuit.
2. La procédure judiciaire : assignation et audience devant le juge (4 à 12 mois)
En l’absence de paiement, le bailleur peut :
- faire constater la résiliation du bail, notamment via la clause résolutoire ;
- saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire.
La procédure est engagée par assignation, qui doit respecter les mentions obligatoires prévues par les articles du Code de procédure civile.
L’assignation est également transmise à la préfecture, afin de permettre l’éventuelle mobilisation des services sociaux.
Lors de l’audience, chaque partie présente ses arguments. Le juge peut :
- accorder des délais de paiement ;
- ou prononcer la résiliation du bail et l’expulsion.
- La représentation par avocat n’est pas obligatoire, sauf si le litige est supérieur à 10 000 euros.
En l’absence de paiement :
- Le bailleur engage une assignation devant le tribunal judiciaire ;
- Une audience est fixée ;
- Le juge peut prononcer :
- La résiliation du bail ;
- Le paiement de la dette ;
- L’expulsion.
- Le locataire peut demander :
- Des délais de paiement ;
- Une suspension de la procédure ;
- Une aide via l’assistance sociale.
3. Le jugement et commandement de quitter les lieux (2 à 4 mois)
La décision de justice constitue un titre exécutoire permettant l’exécution forcée.
Si le juge prononce l’expulsion, la décision doit être signifiée par commissaire de justice. Le locataire dispose d’un délai d’appel d’un mois.
En l’absence de départ volontaire, un commandement de quitter les lieux est délivré avec un délai de 2 mois pour libérer le logement.
4. L’exécution avec le concours de la force publique (4 à 12 mois)
Si le locataire se maintient dans les lieux, le commissaire de justice peut solliciter le concours de la force publique auprès du préfet.
L’administration dispose d’un délai de 2 mois pour répondre. Son silence vaut refus.
Cas particuliers et recours complémentaires :
- Surendettement : suspension possible de la procédure ;
- Conciliation : tentative amiable avant contentieux ;
- Logement social type HLM : règles spécifiques de relogement ;
- Recours avocat : non obligatoire, mais recommandé.