Recours | logement insalubre

  • Logement insalubre que faire ?
  • Refus de travaux par le propriétaire
  • Recours locataire contre propriétaire travaux
  • Logement indécent ou non conforme
  • Humidité, moisissures, infestation
  • Présence de plomb ou amiante
  • Danger pour la santé et la sécurité
  • Absence de réparation ou d’entretien
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Un logement insalubre désigne une habitation présentant un danger pour la santé ou la sécurité des occupants, en raison d’un défaut d’hygiène, d’une infestation, d’une humidité excessive ou de la présence de substances toxiques comme le plomb ou l’amiante.

Cette situation engage directement la responsabilité du propriétaire (bailleur), qui a l’obligation légale de délivrer un logement décent (art. 6 de la loi du 6 juillet 1989).

Un décret n° 2023-695 du 29 juillet 2023 est venu renforcer les obligations du bailleur en matière de salubrité des locaux à usage d’habitation.

Lorsque les travaux nécessaires ne sont pas réalisés, le locataire peut engager une procédure pour obtenir la mise en conformité du logement, voire une indemnisation, une réduction des loyers, ou un relogement temporaire. Les autorités administratives (mairie, préfet) peuvent également intervenir par arrêté d’insalubrité ou arrêté préfectoral.

Nos services accompagnent chaque situation : courrier de mise en demeure, expertise, accompagnement dans le cadre de la procédure en justice.

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Explications et questions fréquentes :

Différences entre logement insalubre et logement en mauvais état

Un logement en mauvais état suppose, par exemple, de la vétusté ou un défaut d’entretien qui peuvent conduire à l’insalubrité qui se caractérise par la mise en danger de la santé et de la sécurité des personnes.

Un logement en mauvais état est un bien qui présente des défauts pouvant nuire au confort du locataire sans pour autant compromettre sa santé ou sa sécurité. Il peut s’agir de :

  • Problèmes d’humidité ou de ventilation légère ;
  • Équipements vétustes (chauffage, plomberie défectueuse*) ;
  • Dégradations mineures des murs, sols ou plafonds.

(*)Dans le cas où ces problèmes aboutiraient à empêcher le locataire de se chauffer ou encore de profiter d’un système sanitaire aux normes, alors le logement n’est pas décent. Or, le bailleur a l’obligation de mettre en location un logement décent.

Quels sont des exemples de conditions insalubres ?

Les cas d’insalubrité sont divers, par exemple :

  • infestation (rats, insectes) ;
  • absence de chauffage ou d’eau potable ;
  • installations électriques dangereuses ;
  • présence de plomb ou amiante ;
  • infiltrations d’eau importantes ;
  • dégradation structurelle du logement.

Ces situations peuvent justifier une intervention des autorités et une procédure contentieuse.

Est-ce que la moisissure rend un logement insalubre ?

Une forte humidité ou la présence de moisissures peut rendre un logement insalubre si elle porte atteinte à la santé du locataire (problèmes respiratoires, allergies). Cela peut résulter d’un défaut de ventilation ou de travaux non réalisés.

Comment puis-je attaquer un propriétaire pour insalubrité ?

Le recours locataire contre propriétaire travaux débute par une mise en demeure de réaliser des travaux, adressée au bailleur (courrier recommandé).

Ce document rappelle son obligation d’entretien, de réparations et de conformité du logement à usage d’habitation.

En cas d’inaction ou de refus de travaux par le propriétaire, le locataire peut :

  • saisir la mairie pour un signalement d’insalubrité ;
  • demander une expertise ou un constat d’huissier ;
  • engager une action devant le tribunal judiciaire ;
  • solliciter une injonction de faire ou des dommages-intérêts.

Il est également possible de porter plainte contre propriétaire travaux en cas de mise en danger grave.

Qui peut venir constater l’insalubrité d’un logement ?

Plusieurs autorités peuvent intervenir pour constater l’insalubrité :

  • les services d’hygiène de la mairie ;
  • l’Agence régionale de santé (ARS) ;
  • le préfet (via un arrêté préfectoral) ;
  • un huissier de justice pour un constat officiel ;
  • un expert technique pour une expertise

Ce contrôle permet d’établir la réalité du risque et de déclencher la procédure.

Quand envoyer une mise en demeure au propriétaire pour des travaux ?

L’envoi d’une mise en demeure est recommandé lorsque :

  • Le logement présente des défauts graves > infiltrations d’eau, humidité importante, chauffage défectueux, panne d’électricité, menaces pour la sécurité des occupants, etc. ;
  • Les normes de décence ne sont pas respectées > surface minimale, installation électrique ou de gaz dangereuse, absence de ventilation, isolation défaillante ;
  • Des travaux urgents sont nécessaires pour éviter une aggravation du problème (nettoyage, désinfection, etc.) ;
  • Le logement est insalubre > risque pour la santé (moisissures, présence de plomb ou d’amiante, etc.).

Les réparations locatives (entretien courant, petites réparations) sont à la charge du locataire conformément au décret n° 87-712 du 26 août 1987. En revanche, le propriétaire doit prendre en charge les travaux nécessaires pour maintenir le logement en bon état et assurer sa décence.

Comment faire une mise en demeure au propriétaire pour des travaux ?

Rédiger une mise en demeure impose de respecter différentes étapes : le locataire doit identifier précisément les désordres et les lister ; fournir des preuves (factures, devis, expertises) ; en respectant un formalisme strict précisant délai imparti au propriétaire et textes applicables (art. 1719 s. du Code civil et L. du 6 juillet 1989)..

L’objectif est de contraindre le propriétaire à intervenir dans un délai déterminé, faute de quoi des recours judiciaires pourront être engagés.

Le modèle de lettre de mise en demeure doit impérativement :

  • Être envoyé en recommandé avec accusé de réception (AR) ;
  • Mentionner les coordonnées complètes ;
  • Décrire précisément les réparations demandées ;
  • Fixer un délai raisonnable et précis d’intervention (généralement 8 à 15 jours) ;
  • Mentionner les fondements juridiques ;
  • Rappeler les conséquences en cas de refus ou d’absence d’intervention dans le délai imparti.

Consultez nos articles sur le sujet :

Logement insalubre que faire ?

En cas d’habitation insalubre, plusieurs recours sont ouverts au locataire, selon la gravité de la situation.

Recours amiables

Le locataire doit d’abord adresser un courrier de mise en demeure à envoyer par lettre recommandée, au bailleur, demandant l’exécution des travaux dans un délai raisonnable. Une relance peut être nécessaire.

Une phase de conciliation ou de médiation peut également être engagée*, notamment devant la commission départementale de conciliation. Cela suffit très fréquemment à désamorcer le litige.

(*) Elle est obligatoire dès que le montant du litige est inférieur à 5000 euros (art. 750-1 du Code de procédure civile).

Intervention administrative

En l’absence de réaction, le locataire peut saisir la mairie ou l’autorité préfectorale.

Après contrôle, un arrêté d’insalubrité peut être pris.

Cet arrêté peut prévoir :

  • une obligation de travaux ;
  • une interdiction d’habiter ;
  • un relogement temporaire ;
  • une prise en charge des occupants.

Recours en justice

Le preneur peut saisir le juge du contentieux et de la protection du tribunal judiciaire pour :

  • obtenir une injonction de travaux ;
  • demander une réduction des loyers ;
  • solliciter la résiliation du contrat de bail ;
  • obtenir une indemnisation pour préjudice ;
  • faire suspendre le paiement des loyers en cas de danger grave.

Le juge apprécie la gravité du litige et peut ordonner l’exécution forcée des travaux.
En cas de contentieux, l’assistance d’un avocat, bien qu’elle ne soit jamais obligatoire, est fortement conseillée pour :

  • structurer le dossier ;
  • engager les recours adaptés ;
  • optimiser les chances de succès.